jeudi 5 février 2015

Eoliennes et santé:attitude négative ou réels effets néfastes?




Eoliennes et santé : attitude négative ou réels effets néfastes ?


Pacific Hydo est un opérateur australien de l’industrie éolienne depuis plus de 20 ans.

Dans la rubrique « Noise and Infrasons », Pacific Hydro indique que le Sénat australien ne considère pas qu’un lien soit établi entre les éoliennes et des effets néfastes sur la santé.

Pour autant, comme quantité d’autres opérateurs de l’industrie éolienne, Pacific Hydro multiplie les recherches et vient de faire appel au cabinet spécialisé « Acoustic Group », sous la direction de Steven Cooper, dont le C.V. est éloquent.

Son rapport,  figure en toute transparence sur le site de Pacific Hydro qui l’a financé.
 
Aucun infrason n’a été enregistré à une puissance audible.  

 Le rapport identifie cependant clairement la « signature » des infrasons des éoliennes correspondant au passage des pales devant le mat.
Et établit sans ambiguïté le lien entre les infrasons des éoliennes et les « sensations » des riverains.
Ces « sensations » comprennent des migraines, pression dans la tête, les oreilles et la poitrine, bourdonnement d’oreilles, tachycardie, sensation de lourdeur. (p212)

Ces sensations ne sont pas corrélées au dérangement par le bruit. 

Certaines personnes s’étant révélées plus sensibles que d’autres à ces « sensations », dont, principalement, un malentendant.

L’éminent épidémiologiste Carl V Phillips * considère les effets des éoliennes sur la santé comme une évidence et reproche à la filière professionnelle de jouer sur les mots lorsqu’elle considère que les manifestations somatiques de l’irritation provenant du bruit ne sont pas des effets néfastes directs sur la santé ou de vrais symptômes.  
De même lorsqu’elle laisse entendre que c’est l’opposition de principe aux éoliennes qui rend aux rivearins leur présence insupportable.                                                                    (http://bst.sagepub.com/content/31/4/303)

Bien que ne portant sur un nombre très limité de personnes (6), il semble que cette nouvelle étude puisse lever ce voile de fumée en dissociant les symptômes des perceptions conscientes.

* Carl V Phillips est titulaire d'un doctorat en politique publique de l'Université d'Harvard.
Il a enseigné à l'Université d'Harvard, l'Université du Minnesotta, l'Université du Texas et l'Université de l'Alberta.
Consultant sur les politiques économiques et sanitaires, ses travaux sur les méthodes épidémiologiques ont été récompensés par de nombreux prix, dont le "Kenneth Rothman Epidemiologic Price" en 2004. Il est rédacteur en chef de la revue "Epidemiologic Perspectives and innovations"

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