mercredi 23 mai 2018

Le débat #PPE en questions

Le débat public sur la PPE en questions



Pour respecter l’obligation constitutionnelle de faire participer le public à la définition de la trajectoire que la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) fixera avant la fin de l’année 2018, l’actuel débat public sur le sujet permet à chacun de s’exprimer. 
L'expertise nécessaire pour permettre de se prononcer, ainsi que la complexité du sujet et le caractère partisan de bon nombre des informations disponibles ne facilite assurément pas l'émergence d'avis éclairés.
Mais malgré la qualité de nombreux avis d'experts particulièrement pertinents, on peut imaginer que la messe serait dite, ou, plus précisément, déjà écrite.

Les questions qui ne sont pas posées

Comment réduire les risques liés à la production d’énergie ? Comment réduire l’impact sur l’environnement ? Comment améliorer la sécurité d’approvisionnement et l’indépendance énergétique ? Comment maîtriser les coûts ? Comment anticiper l’épuisement des ressources fossiles ?

Autant de de choix stratégiquement déterminants sur lesquels chacun voudra s'exprimer.
Autant de questions dont on connaît les réponses, à travers les mises en garde maintes fois répétées par la Cour des Comptes, France Stratégie, l’Académie des Sciences et celle des technologies, ou l’autorité de sûreté nucléaire.

Des engagements qu'on veut irréversibles ...

Mais la question posée ne sous tend que la façon d’augmenter l’injection d’électricité intermittente.
Car la loi impose de porter à 40% la part d’ « énergies renouvelables » dans la production d’électricité d’ici 2030. 
Or il n’est pas prévu d’augmenter la puissance hydraulique qui représente actuellement l’essentiel de la production renouvelable.

... Malgré leur inefficacité avérée
Certes, la PPE ne se borne pas à l’évolution du mix électrique, qui ne représente que 7% des émissions de CO2 (eq).
Mais le débat semble se cristalliser sur le nombre de réacteurs nucléaires qu'il faudrait remplacer par des énergies intermittentes.
Et c’est d’ailleurs une raison supplémentaire de s’inquiéter du bilan de la stratégie bas carbone publié par le Ministère, montrant la majorité de l’argent public engagé dans le développement éolien/solaire du mix électrique, pour une absence totale de résultat sur le plan environnemental

Des opportunités d'optimisation

La problématique repose sur le dimensionnement du système électrique et la façon de l’optimiser grâce aux réseaux intelligents, tarifs incitatifs, rémunération d’effacement de consommation, capacités de stockage - d’ailleurs essentiellement hydraulique - et capacités d’import/export.
Ce dernier paramètre devant être relativisé tant par le manque prévisible d'intérêt de nos exportations lorsque nos voisins n’en auront pas besoin que par la nécessaire sécurité de nos marges d’importations lorsque ceux-ci manqueront de courant. 

Rappelant, si besoin était, que la difficulté n'est pas de fermer des réacteurs, mais d'assurer l'approvisionnement de la consommation électrique dont rien ne permet d'augurer la moindre baisse.

Les effets pervers de l'intermittence
Ces mécanismes d'optimisation, d'ailleurs limités et coûteux, sont actuellement dévoyés au service du lissage de la production intermittente, notamment des variations brutales de la puissance éolienne. 
Le gestionnaire de production d’EDF allant jusqu’à demander l’arrêt complet de certains réacteurs lors de records éoliens, sans que cette puissance capricieuse ne permette, pour autant, la fermeture définitive du moindre d’entre eux.

La véritable question est double et se pose en ces termes :
« Combien de réacteur jugés sûrs par l’autorité nucléaire doit on remplacer par d'autres moyens garantissant la même disponibilité de production ? Quelle puissance intermittente doit on adjoindre à ces nouveaux moyens pour limiter, le cas échéant, leur impact environnemental et notre dépendance, sachant que plus on abaissera le facteur de charge de ces moyens et plus on devra les subventionner afin qu’ils restent disponibles en cas de besoin ? »

Car ce n’est qu’en connaissance du coût de la solution envisagée que peut s'écrire la loi.
Pour la raison que l’argent public n’est pas renouvelable.

Malheureusement, le débat public n'est pas le lieu de remettre en question une loi dont il apparaît pourtant déjà qu'elle est inapplicable

La question de la transparence des informations
Mais puisque ce débat permet d'obtenir des réponses de son Maitre d’œuvre, il reste, du moins, l'occasion de demander des précisions sur la qualité des informations qui nous sont transmises, notamment sur la dévalorisation du patrimoine des riverains d'éoliennes 
sur les coûts du démantèlement éolien
sur le paradoxe des décibels éoliens
ou de commenter la question de la gestion de l'intermittence en rappelant les limites des interconnexions

Ou, enfin, sur toute autre question à venir.



 


 

dimanche 29 avril 2018

Hommage à Hans G. Barsczus

Hommage à Hans G. Barsczus

Pendant plus de 15 ans, Hans G. Barsczus a publié quotidiennement une revue de presse détaillée sur le développement éolien.
Rares ont été les jours où des difficultés informatiques en lui en interdisaient la diffusion.
Chaque fois, le retard était rapidement comblé, sans qu'aucun jour ne manque.
Sa revue de presse était le lien incontournable qui unissait les personnes révoltées par l'ineptie du développement de l'éolien industriel.
Ce lien en a fait une véritable communauté.
Il a permis de prendre conscience que nous n'étions pas seul, mais que partout en France, comme dans le monde entier, des milliers de personnes partageaient nos idées.

Son véritable travail de romain a permis à chacun de s'exprimer. Tant pour appeler à l'aide que pour partager une expérience ou une information.
Hans veillait scrupuleusement à son contenu, afin d'éviter d'induire ses lecteurs en erreur et, pire encore, de risquer de fragiliser ce lien autour de valeurs communes.
Depuis un moment déjà, Hans attendait la relève, car ce travail épuisant lui fatiguait énormément les yeux.
Jusqu'au bout, pourtant, il aura tenu son poste, demandant même qu'on lui apporte son ordinateur sur son lit d’hôpital.
Ceux qui ont eu la chance d'échanger avec lui ont pu apprécier sa droiture, sa rigueur et ses grandes qualités humaines.

Hans vient de s'éteindre. Son départ a suscité d'innombrables témoignages d'affection.
Retenons en un :
"Il n'est pas parti, il est seulement passé de l'autre côté, ne meurs que ceux qu'on oublie"

Aujourd'hui nous sommes tous orphelins.
Mais, Hans, nous ne t'oublierons pas !

La science face à l'utopie politique

Lettre ouverte du collectif STA à Monsieur le Président de la République : La Science face à l’utopie en politique

 Philippe Charlez, Michel Simon, Jean Pierre Riou
 
Il y a un an, l’Académie des Sciences publiait le « Libre point de vue d’académiciens »(1) rédigé par son Comité de prospective en énergie : « La question de la transition énergétique est-elle bien posée dans les débats actuels ? »
Les académiciens attiraient l’attention sur la difficulté à équilibrer un réseau électrique avec des énergies renouvelables  mais intermittentes et mettaient en évidence la distance qui sépare le rêve de la réalité en rappelant que « les nuits sont partout longues à la même période en Europe et les anticyclones souvent simultanés chez nous et nos voisins. »
.........

Lire la suite sur le site du collectif  "Science Technologies Actions" ...
https://sciencetechaction.tumblr.com/post/173099965920/lettre-ouverte-du-collectif-sta-%C3%A0-monsieur-le

Ou sur celui du débat public sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE)
https://ppe.debatpublic.fr/science-face-a-lutopie-politique

samedi 14 avril 2018

PPE : ne pas se tromper de débat


Politiques énergétiques PPE
Michel Simon, Philippe Charlez, Jean-Pierre Riou pour le Collectif Science-Technologies-Actions

Le débat public préalable à la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) se tient jusqu’au mois de juin 2018. Cette PPE est un élément déterminant pour la politique énergétique française, dont les effets se feront sentir pendant plusieurs décennies.
Il importe donc que ce débat puisse se tenir de façon sereine, raisonnée et constructive, accordant aux arguments techniques et scientifiques toute la place qu’ils méritent.
Une politique énergétique à long terme doit se construire sur une base rationnelle et non sur des objectifs passionnels, irréalistes ou contradictoires.

Lire la suite dans Le Monde de l’Énergie....

http://www.lemondedelenergie.com/ppe-collectif-science-technologie-actions/2018/04/12/

dimanche 18 mars 2018

Débat public sur la PPE

Le pouvoir de décarboner

Jean Pierre Riou

La loi de Transition énergétique prévoit la révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) avant la fin de l'année 2018
Demain 19 mars s'ouvre le débat public préalable la concernant.
Chacun sera donc appelé à s'exprimer sur l'avenir de notre énergie, domaine stratégique s'il en est et dont dépend notre avenir.
Encore faudrait il que les avis exprimés le soient en connaissance de cause, étayés par des faits et non par des rêves chimériques.
Ainsi que par des bilans et non par les slogans de ceux dont c'est le fonds de commerce.
La priorité des priorités est de réduire les émissions de CO2(eq).
Les énergies renouvelables (EnR) sont réputées y parvenir.

Leur coût
L'effort supplémentaire consenti par les français pour en subventionner le développement, prélevé à travers la contribution au service public de l'électricité (CSPE), est considérable.
De 5,9 milliards d'euros en 2018, ils s'élèvera à 7,9 milliards d'euros pour l'année 2019.

(Source Commission de Régulation de l’Énergie)

A minima, ce point ne saurait être ignoré, afin d'éviter qu'on puisse imaginer que la gratuité du vent serait un gage d'économie.

D'autre part, l'intermittence de production des principales énergies renouvelables que sont l'éolien et le photovoltaïque entraîne des effets pervers sur les moyens chargés d'en prendre le relai qui leur interdit d'obtenir les résultats promis sur la réduction des émissions.
De nombreux paramètres doivent être pris en compte pour expliquer notamment leur stricte inefficacité en France où l'accélération de leur développement s'est accompagné de 3 années consécutives de hausse des émissions.

Leur efficacité
The Power to Decarbonize est une étude qui a analysé l'évolution de l'intensité carbone du kWh des mix énergétiques mondiaux, parallèlement au développement des 4 principales production d'énergie décarbonée que sont hydraulique, nucléaire, éolien et solaire.
Un tableau montre, pour chaque pays, l'évolution de l'intensité carbone du kWh en fonction de l'évolution de la production d'électricité produite par chaque filière, par habitant.

Et l'étude récapitule le lien, pour chacun de ces pays, représenté par un point coloré sur le graphique ci dessous, entre MWh annuels par habitant produit par chacune de ces technologies et l'intensité carbone du kWh du pays concerné.
Le pouvoir de décarboner un mix électrique, de chacune de ces technologies, apparait ainsi clairement.

Toute critique de cette étude ne saurait être que constructive.
L'ampleur de son travail exige qu'on ne l'ignore pas.

Il serait dommage d'imaginer que le développement des énergies renouvelables intermittentes en France serait efficace pour diminuer le CO2(eq) d'un parc électrique qui n'en émet déjà pas.
Tout en faisant des économies.
Surtout si cet avis devait être pris en compte par la PPE.

Ce serait s'exposer à une double peine.

jeudi 15 mars 2018

Eoliennes au Danemark



Intermittence et hydraulique
Zoom sur le cas Danois
 
Jean Pierre Riou

Pourquoi le développement de l’intermittence en France imposera un suivi de charge supplémentaire à ses réacteurs nucléaires, qui altère leur rentabilité et en compromet la sûreté, sans participer à la suppression du moindre d’entre eux.

Le Costa Rica, l’Uruguay, le Canada ou la Norvège produisent plus de la moitié de leur électricité grâce à l’énergie hydraulique. Une bonne part de cette énergie, stockée dans des barrages, leur permet toutes les fantaisies de production avec des moyens intermittents tels que le solaire ou l’éolien.
Mais les problèmes soulevés par le projet de barrage de Sivens rappellent douloureusement que ce modèle n’est pas universellement transposable.
Or l’impossibilité de stocker de l’électricité en masse, par tout autre moyen que les retenues hydrauliques, pour un coût acceptable par la collectivité est la raison qui a interdit à tout pays ne disposant pas d’un tel atout, de réduire la puissance installée de ses centrales  pilotables d’un seul MW en contre partie d’un développement de moyens intermittents, quelle qu’en soit la puissance.
Celle-ci étant susceptible de tomber à moins de 1% de sa puissance installée quand le vent tombe, comme ce 12 mars 2018 sur le Danemark.


Cliquer sur l'image pour mieux la visionner 
 
Des «patates anticycloniques » peuvent pourtant s’abattre une semaine entière sur l’Europe, tandis que la régularité de l’alimentation du réseau est indispensable.
Ce qui explique que l’Allemagne n’a toujours pas réduit son parc pilotable d’1 seul MW en contre partie de 100 000 MW intermittents, qu’il en est de même en Espagne, et que la France se leurre si elle attribue la fermeture de 3 GW de charbon à toute autre cause qu’à l’économie permise par la mise en service de l’usine Georges Besse 2.

Le cas danois
Le cas du Danemark demande une attention particulière puisqu’il a réussi, en 25 ans, à réduire son parc thermique de 2 GW et le ramenant de 10 214 MW en 1995 à 8 141 MW en 2015, parallèlement au développement d’une puissance intermittente solaire/éolien supplémentaire de 5 GW.
Et cela, sans disposer de réserves hydrauliques permettant d’amortir les aléas de la production éolienne.
Le tableau ci-dessous détaille cette évolution


Décryptage
Cette évolution du parc électrique danois ne peut s’appréhender qu’au sein du réseau nordique avec lequel il est étroitement connecté, principalement avec la Suède et la Norvège qui lui fournissent la quasi-totalité de ses importations, et avec l’Allemagne vers qui il exporte ses excédents, ainsi que l’indique le graphique ci-dessous qui illustre l’évolution de ses échanges transfrontaliers depuis 1990.

La ligne rouge tracée sur ce graphique montre l’évolution de la tendance de ces échanges. D’exportateur net en 1995, leur solde diminue progressivement, jusqu’à devenir importateur à partir de 2011, et représente jusqu’à 17% de la consommation danoise en 2015.

L'hydraulique nordique et balte
Le réseau électrique nordique, qui relie Suède, Danemark Norvège, et plus loin, Finlande, Estonie, Lettonie et Lituanie se caractérise par une hydro électricité considérable, à l’exception du Danemark et de l’Estonie.
L’énergie hydraulique a fourni, en effet,  96,3% de la consommation d’électricité norvégienne en 2016 et la moitié de celle de la Suède, Finlande, Lettonie et Lituanie utilisant largement cette facilité d’en ouvrir ou refermer leurs vannes pour réguler le réseau, comme le montrent les brusques variations de production hydraulique lituanienne, ci dessous.

Tous les œufs dans le panier hydraulique/nucléaire de ses voisins
 L’énergie nucléaire caractérise également le mix électrique de la Suède et de la Finlande, où nucléaire/hydraulique assurent 83,4% de la production d'électricité en 2016 (hors cogénération), et 80,3% de la production en Suède (87% de la consommation).

Et ce sont donc les réserves hydrauliques suédoises et norvégiennes qui permettent au Danemark d’avoir du courant quand le vent tombe. Et lui assurent un éventuel débouché pour sa production éolienne, car ces voisins n’ont pas plus de difficultés à ouvrir des vannes pour exporter qu’à les fermer pour absorber des excédents.
Car les importations du Danemark sont d’autant plus importantes que ses éoliennes produisent moins, et le solde devient exportateur lorsque la puissance de son parc éolien dépasse, grosso modo, 2800 MW, comme le montre le graphique ci-dessous, qui illustre la stricte corrélation entre la quantité d’électricité éolienne produite par le Danemark et la quantité d’électricité qu’il exporte, ou qu’il est contraint d’importer.



Un tel comportement avec des voisins si conciliants compensant largement sa carence en capacités de stockage et évite de devoir subventionner des centrales thermiques de secours comme doit le faire l’Allemagne.

La charnière 2005 2015
Entre 1995 et 2005, 2,5 GW éoliens ont été ajoutés au parc électrique danois quasiment sans réduire le parc thermique (moins 0,3 GW). Cette augmentation de la capacité installée a cependant  été accompagnée d’une baisse des exportations, en raison d’une augmentation de la consommation sur la même période, ainsi que nous le voyons sur le graphique ci dessous.

La ligne rouge horizontale permet de mettre en évidence la similitude de consommation entre celle de 1995 et celle de 2015, qui encadrent cette étude, et sans laquelle toute comparaison serait biaisée.
C’est la période 2005 2015 qui est significative, puisqu’elle c’est alors que le Danemark a opéré l’essentiel de la réduction de son parc thermique. Mais que, d’exportateur net, il est devenu importateur de 17% de ses besoins, alors que sa consommation baissait pourtant régulièrement, de 34,2 TWh en 2005, à 31,7 TWh en 2015.

Epilogue

Son système électrique confère au Danemark l’électricité la plus chère d’Europe pour les ménages, avec 0,3088€/kWh en 2016, tandis que ses voisins nordiques et baltiques bénéficient d’un kWh 2 fois moins cher : 0,12€ en Estonie, 0,16€ en Lettonie, 0,12€ en Lituanie, 0,15€ en Finlande, 0,18€ en Suède et 0,15€ en Norvège.
Mais du moins, l’industrie éolienne, avec 25 000 emplois au Danemark représentait 8,5% de la totalité des exportations, car le marché intérieur de l’éolien ne représente que moins de 1% de l'activité.de ce petit pays en 2011, avant que la Chine ne s’empare du marché. 

La contre partie
Ces chiffres sont indiqués dans le courrier adressé au Ministre de l’Environnement de l’époque par la filière industrielle, afin de lui rappeler que sa place de leader européen de cette industrie attirait les yeux de tout le continent sur la réglementation acoustique éolienne du Danemark et que les projets de prise en compte des nuisances de leurs bruits de basse fréquence risquaient ainsi d’être copiés par d’autres pays.
Et que cela entrainerait un préjudice considérable à l’économie danoise si la réglementation concernant la protection des riverains venait à se durcir.
C’est du moins le contenu de la lettre édifiante dont une traduction assermentée a été publiée dans un rapport finlandais (p 73/74).

Cette lettre est datée de l’époque où le Professeur H.Møller, spécialiste de l’acoustique incontesté au Danemark, se battait pour que les très basses fréquences et infrasons éoliens soient mesurés dans les habitations et non simplement calculés. C’est l’époque à laquelle il a été limogé de l’Université d’Aalborg où il professait, époque à laquelle cette Université a évoqué, sur son propre site, les pratiques mafieuses de ce licenciement à prétexte économique, et à laquelle la presse a dénoncé ces pratiques et lui a rendu un vibrant hommage.