samedi 18 avril 2015

Le risque de black out


Electricité : le système européen est en crise

Dans son nouveau cadre d’action, la Commission européenne vient clairement de se recentrer sur l’ « urgence climatique » et érige en priorité absolue les réductions d’émission de CO2 et non plus le développement d’hypothèses qui étaient supposées y parvenir.

Pourtant, notre transition écologique concentre le plus gros de ses moyens contre les 5% des émissions de CO2 nationales que représente le secteur électrique et s’échine à restructurer son parc de production, déjà l’un des moins émetteurs de CO2 d’Europe, plus de 90% de son électricité en étant exempte.
L’ADEME vient même de rendre un rapport prétendant établir la crédibilité de 100% d’électricité d’origine renouvelable.

jeudi 16 avril 2015

Projets participatifs


Projets éoliens participatifs : la double peine

Publié le dans Bourse et investissements, Monnaie et finance

Par Jean-Pierre Riou.
rené le honzec éoliennesLes incidences néfastes des projets éoliens sur la qualité de vie des riverains font désormais l’objet d’une abondante documentation. L’avenir de cette filière est remis en cause par les règles de la concurrence imposées par la Commission européenne, mais surtout, par l’émergence de technologies nouvelles exemptes du pêché capital d’intermittence et susceptibles de les disqualifier définitivement. L’acceptabilité sociale comme la défiance de cette technologie qui dépend des aléas du vent sont de nature à compromettre les nouveaux projets ainsi que leur financement.

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vendredi 10 avril 2015

Eoliennes mythes et réalités




Eoliennes, mythes et réalités

Des experts comme le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, la Cour des Comptes, l’Académie des Sciences, l’Académie de Médecine ou la Direction générale « Entreprise et Industrie » de la Commission européenne ont clairement mis en évidence les couts contre productifs du développement des énergies intermittentes, au détriment de l’essentiel, son inefficacité en regard des objectifs qui lui étaient assignés sur le climat et la menace qu’il fait peser, à la fois sur la reprise économique européenne et sur la sécurité d’approvisionnement énergétique.

Dans le cadre d’une consultation nationale, les affirmations fantaisistes d’une campagne publicitaire d’une ampleur inédite, en faveur des énergies intermittentes, auraient dû être mises en parallèle avec les faits concernant :

1)      La maîtrise du réchauffement climatique
2)      L’alternative au nucléaire
3)      La maîtrise des coûts
4)      L’indépendance énergétique
5)      La protection de l’environnement                                                                                              

1) C’était annoncé, par des études comme celle de Civitas, prévu par France Stratégie, c’est désormais confirmé par les chiffres : les éoliennes n’ont permis quasiment aucune réduction d’émission de CO2, même pour des parcs électriques très émetteurs comme celui de l’Allemagne, dont les émissions restent, grosso modo, les mêmes qu’en 1990, où elles étaient de 335millions de tonnes.
Cette restructuration est d’autant plus inutile en France, que notre parc de production d’électricité n’en émet déjà pratiquement pas, plus de 90% de sa production en étant entièrement exempte.

2) Le charbon/lignite, avec 44% de la production reste le principal combustible utilisé pour l’électricité allemande. Le nucléaire ne représentant que 6.8% de sa puissance totale installée (contre 48.9% en France, sa disponibilité ayant fourni 77% de la production française en 2014).

Pourtant, entre fin 2011, année de Fukushima, et fin 2014, malgré plus de 10000 MW éoliens supplémentaires installés en Allemagne, soit plus que toutes les éoliennes de France, pas le moindre MW nucléaire n’a été arrêté et 3500 MW de charbon supplémentaires ont été implantés, soit la puissance de 3 réacteurs nucléaires. …pour une production totale strictement équivalente de 614 TWh (contre 613 TWh en 2011).
Ce sont les centrales à gaz, les plus propres, qui ont été pénalisées par l’intermittence imposée par les renouvelables avec une production de 27.8 TWh en 2014 contre 86.1 TWh en 2011.
Malgré les subventions visant à leur interdire de fermer leurs portes et laisser le pays dans le noir quand le vent tombe, Eon menace aujourd’hui de faire un recours en justice pour obtenir le droit de fermer sa centrale à gaz d’Irshing, cycle combiné (CCG) ultramoderne et non polluante.

Le niveau actuel de 23 milliard d’euros de surcout annuel du tarif d’achat d’électricité renouvelable allemande n’aura pas permis la moindre réduction de CO2 tout en entrainant un risque sur la sécurité d’approvisionnement dont la France reste la principale garante.

3) Cette intermittence entraine la nécessité de restructuration du réseau européen pour 700 milliards d’euros selon le rapport Derdevet. Si une partie de cette somme concerne le remplacement de certaines lignes, il y est indiqué que 50110 km de nouvelles lignes haute et très haute tension sont rendues nécessaires par le développement des énergies renouvelables. Ces couteuses interconnexions sont réputées tirer parti du foisonnement des vents européens.
Ce foisonnement est pourtant un leurre, comme l’atteste la production éolienne européenne. Son intérêt immédiat restant de mutualiser la fragilité provoquée par l’excès d’intermittence allemande ou espagnole.



Les nouvelles lignes directrices de la Commission Européenne demandent que les énergies renouvelables intègrent progressivement le marché de l’électricité dans le cadre d’une loyale concurrence. La maturité à laquelle est parvenue la filière éolienne devant permettre de la dispenser désormais de toute aide d’État.
Les récentes avancées technologiques portant à croire que les énergies de demain ne seront plus intermittentes, pour justifier de son intérêt, l’épiphénomène des énergies intermittentes doit assumer seul les interconnexions qui lui sont nécessaires, ainsi que le cout prohibitifs des mécanismes de capacité, d’effacement et de stockage dont il est responsable.

Parvenues à la maturité technologique, les filières intermittentes ne peuvent prétendre à une compétitivité quelconque si toutes les infrastructures sont financées par la collectivité pour permettre à leur « cout marginal » nul et capricieux de compromettre tout notre système électrique.

4) Quelle que soit la puissance intermittente installée, les caprices météorologiques entraineront l’obligation de conserver l’équivalent de la puissance totale en centrales pilotables, qui nous laisseront, plus sûrement encore, dépendants des énergies fossiles afin de contrebalancer les 20% de taux de charge maximum des énergies intermittentes. Le privilège  de leur cout marginal nul ayant dissuadé le développement de toute nouvelle technologie.

5) L’industrialisation et la banalisation du patrimoine paysager national s’accompagne d’une destruction significative de l’avifaune, mais surtout, d’une détérioration du cadre de vie des zones rurales, échangé contre une maigre contrepartie financière, par rapport au surcout supporté par tous.
Les effets sanitaires néfastes du bruit des éoliennes étant pudiquement occultés, alors que leur bruit ne respecte même pas le code de santé publique. On sait pourtant que le bruit est la 2° cause sanitaire environnementale en Europe avec 10 000 décès prématurés par an. (European Environnement Agency, report N°10/2014)

vendredi 3 avril 2015

Glossaire vert


Parlez vous la novlangue renouvelable?

Petit Glossaire vert de A à Z pour briller dans les salons

Autonome : Se dit d'une communauté qui nécessite des connexions supplémentaires pour refouler les excès de sa production électrique, en plus de celles qui lui sont nécessaires pour l'alimenter quand il n'y a ni vent ni soleil.

Bafin : Autorité de supervision financière allemande pressentie pour interdire les placements à haut risque (voir projet participatif, ou Prokon)

Battements : accroissement du bruit (+3dB ) provenant de l'entrée en phase de 2 éoliennes et qui entraine le réveil. (A noter : leur disparition n’entraine pas le sommeil)

Bruit d’une éolienne : valeur approximative de sa puissance sonore audible quand on est assez loin. S’exprime en dBA(en gros 35dBA). Ne pas confondre avec la puissance sonore réelle indiquée sur sa fiche technique (entre 104dBA et 108dBA)

Capacité (mécanisme de) : argent public destiné à subventionner les centrales pilotables quand le vent souffle, pour éviter qu’elles soient fermées quand le vent tombe

CO2: valeur d'échange internationale permettant le transfert de fonds des plus pauvres vers les plus riches (d'après Benny Peiser dans the Australian)

COP21 : 21° Conférence des Parties qui se tiendra à Paris en 2015. Confère un statut imposant aux Parties concernées qui se réunissent pour déterminer la ligne rouge que le climat ne doit pas franchir d’ici 2100 au lieu d’avoir à répondre sur celle du chômage ou de l’alimentation en eau potable

Croissance verte : accélération des délocalisations industrielles en raison de la hausse du cout de l’énergie (voir avertissement rapport CGSP)

CGSP (Commissariat général à la stratégie et à la prospective) : organisme d’État qui aura prévenu

CSPE (Contribution au service public de l’électricité) : Taxe chargée de rembourser EDF de la différence entre le TAO du MWh éolien et le service réellement rendu, ou « coût évité » (860 millions d'euros en 2014 pour les éoliennes).

dBA ou dB(A) : mesure du bruit en décibels pondérés (A) en fonction de l’audition, c'est-à-dire sans prendre en compte les basses fréquences qui représentent le caractère le plus dérangeant du bruit éolien

Démantèlement : opération couteuse (surtout pour un particulier) qui ne laisse qu’un millier de tonnes de béton armé et de câbles dans le sol. En fin de contrat, l’exploitant a l’obligation de l’assumer chaque fois qu’il est encore là

Durable : qualificatif employé pour désigner les énergies qui ne durent pas en raison de leur intermittence

Ecologiste : personne résidant loin des éoliennes, souhaitant en récupérer les taxes et pestant contre les Nimbys

Effacement diffus (mécanisme d’) : argent public employé à permettre la coupure de l’alimentation de certains consommateurs quand il n’y a plus assez de courant pour tous

Eolien: croyance moderne liée au vent.

Eolistes: croyance ancienne liée au vent. 
Selon Swift (La pensée vive: Essai sur l'inspiration philosophique) les éolistes étaient les inspirés et leurs prêtres de la capture rituelle des vents du Dieu Éole. (Le postérieur relié par un "tuyau secret" avec le fond d'un tonneau qui contient les effluves précieux, ils parviennent à s'enfler immédiatement jusqu'à prendre la forme et le volume du réceptacle". Ils exhalent alors des "rots inspirés" sur leurs disciples pantelants".) 
D'après Swift, leur inspiration faite de "courant d'air" permettait d'accéder à une extase spirituelle.

Flexibilité : mécanisme du protocole de Kyoto permettant de bruler du charbon à un endroit grâce aux droits (UCRE) provenant d’un projet vert à un autre endroit

Foisonnement des vents : expression (élégante) destinée à éviter d’évoquer que le taux de charge éolien français fluctue dans une échelle supérieure à 1 à 100

Gisement éolien : masse d’air surplombant n’importe quelle région

IFER (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau) : sorte de leurre  (voir retombées fiscales)

Infrasons : souvent annonciateurs de cataclysmes tels que tremblement de terre, tsunami, orages…mettant en état d’alerte physiologique et permettant une fuite anticipée aux animaux. Ils peuvent être provoqués artificiellement par des grosses machines en rotation (INRS) et provoquer des nausées (Gavreau).  Leurs fréquences sont inaudibles (moins de 20Hz). Une exposition prolongée aux infrasons serait nocive (Officiel Prévention).
Le fait qu’on n’entende pas non plus ceux des éoliennes est réputé prouver leur innocuité

Linky : dispositif à 5 milliards d’euros développant des compteurs, bientôt obligatoires, qui permettront le mécanisme d’effacement

Lobby anti éolien : ensemble de personnes qui dépensent leur temps et leur argent à éviter d’être spoliés

MDP (mécanisme de développement propre) : mécanisme de flexibilité permettant de prolonger un développement sale (voir UCRE)

MWh éolien : production électrique dépendant des caprices du vent

Nausée : action ou envie de vomir, causée indifféremment par l’effet stroboscopique, le mouvement des éoliennes dès qu’on arrête de les fixer ou, selon certains auteurs aux fréquences inférieures à 1Hz. Les écologistes parlent de l’effet nocebo

Nimby : de l’anglais : “Not In My Backyard”, (pas dans mon jardin) Personne contrariée par la dévalorisation de son patrimoine, de son cadre de vie et de sa santé, sans le moindre dédommagement

Nocebo : (du latin « je nuirai ») : Effet psychologique accentuant les symptômes. (Exemple: la cagoule du bourreau)

Parc éolien : effet placebo sémantique permettant de promouvoir une centrale électrique industrielle utilisant la force mécanique du vent

Placebo (du latin « je plairai ») : Effet contraire de nocebo, popularisé par le Dr Coué. (Exemple : compter les pièces que ça rapporte quand les ronflements des éoliennes vous réveillent)

Projet participatif : dispositif placebo destiné à faire accepter les effets collatéraux d’une zone industrielle sans emploi. On appelle dispositif nocebo un projet participatif qui disparait (Prokon)

Prokon : installateur d'éoliennes allemand dont la faillite, selon le Monde, aurait plumé 75 000 petits épargnants attirés par l'éthique du placement

Réchauffement: élévation de température prévisible avec précision au maximum quelques dizaines d'heures auparavant et/ou au minimum quelques dizaines d'années auparavant. Entre ces deux extrêmes on parle de tendances, accompagnées d'indice de confiance, afin de préparer la prévision suivante.

Réflexions parasites : interférences de la réception TV avec la fréquence modulante parasite des éoliennes. Permet de vérifier le bon fonctionnement des éoliennes sans avoir à ouvrir les volets

Retombées fiscales : perception, par la collectivité d’une taxe (IFER) d’ 1/7 de la somme prélevée à la collectivité par la CSPE (sauf lorsque cette taxe est doit être reversée au titre du FNGIR ou entraine des réductions de rentrées fiscales)

Servitudes : Freins de nacelle, hacheurs et onduleurs de puissance, extracteurs, système de refroidissement hydraulique…qui doivent fonctionner en permanence, même par vent insuffisant

Soutirage : prélèvement sur le réseau de l’énergie nécessaire aux servitudes de l’éolienne ou au mouvement de ses pales dès que le vent est inférieur à 4m/s

Stroboscopique (effet) : éclairage intermittent dû au passage des pales entre le soleil et le riverain. Permet de surveiller le mouvement de l’éolienne même en lui tournant le dos. (voir réflexions parasites)

Swish : Bruit familier, voire répétitif,  pour les riverains d’éoliennes chaque fois qu’une pale passe devant le mât

TAO : tarif d’achat obligatoire. Actuellement de 90.6€/MWh pour l’éolien selon la délibération de la CRE

Tarif export : prix moyen des exportations d’électricité (33.2€/MWh en 2014) (Remarque : en vrai, ce n’est pas le terme consacré, c’était juste pour le mettre en dessous du TAO)

Taux de charge ou facteur de charge : rapport entre la puissance ou la production maximale et la puissance ou la production effective. (23% en moyenne en France)

Temps de fonctionnement : % de temps pendant lequel l’éolienne a tourné. Certaines raisons comme la nécessité de lubrification permanente ou l’image marketing entrainant des taux supérieurs à 90%. A ne pas confondre avec le taux de charge, puisque l’éolienne peut tourner comme un ventilateur en soutirant son énergie du réseau

THT : lignes très haute tension à l’origine d’une polémique sur l’esthétique comparée. Elles auraient l’avantage d’être 3 fois moins hautes que les éoliennes et de ne pas être en mouvement permanent. La pénétration des énergies intermittentes devant entrainer 50 110 km de lignes HT et THT en Europe pourrait satisfaire tout le monde   

Transition énergétique : transition sémantique de l’expression originale et porteuse de promesses « transition écologique », permettant de concentrer les finances publique dans une politique désastreuse pour l’économie

UCRE unité certifiée de réduction d’émission : quantité de CO2 supposée avoir été évitée dans un pays qui permet de l’émettre avec certitude dans un autre

Valorisation des territoires : transformation d’un cadre rural authentique en site industriel sans emploi désaffecté par le tourisme.
Zone favorable à l’éolien : secteur n’étant pas exclus par les vols militaires à très basse altitude. (Ne pas confondre avec les zones ou il y a du vent. 4m/s à 100m pouvant permettre une » zone favorable à l’éolien » bien qu’insuffisant pour faire tourner les pales)








mardi 31 mars 2015

Le marché de l'électricité



Le marché de l'électricité:

Une minute pour comprendre


Ce 31 03 2015, la CRE vient d’approuver le couplage des marchés.

Et propose une courte vidéo pédagogique sur le réseau de transport d’électricité :

Cette vidéo donne un éclairage sur l'effondrement actuel du prix de gros, qui pousse les centrales à gaz à fermer leurs portes les unes après les autres en raison des ventes à pertes qu’elles sont amenées à faire pour éviter les redémarrages intempestifs et des arrêts forcés qui pénalisent leur rentabilité. 
Ces fermetures de moyens pilotables, indispensables à la sécurité d’approvisionnement, sont la raison de l’intervention financière de l’État par les mécanismes de capacité

Parallèlement, le prix de détail de l’électricité s’envole, entre autres en raison des taxes (CSPE) qui doivent compenser à EDF son obligation de rachat à tarif préférentiel de la production des énergies renouvelables (90.6€/MWh éolien en 2014).

Il convient de ne pas manquer, à la 45° seconde de la vidéo, l’acteur du marché qui aide à comprendre le reste. Le trader, bien sûr.

La mutualisation des intermittences européennes donnera, sur la régularité de production, ce qu’on peut en attendre…



Les centrales conventionnelles, incapables de rivaliser sur les coûts dès que le vent souffle, n’auront qu’à s’adapter. Quelle que soit la puissance intermittente installée, leur taux de charge n’atteindra pourtant jamais 20%, le taux du photovoltaïque étant pire encore que celui de l’éolien. Il faudra donc savoir éviter le black out par grand vent, mais surtout, les finances publiques devront soutenir les moyens pilotables pour les 80% restant. 
Les pays qui assureront le mieux la sécurité d’approvisionnement de l’Europe devenant les dindons de la farce.

Le stockage de l'énergie, promis depuis plus de 10 ans pour lisser l'intermittence, en est toujours à ses balbutiements. Les 50 000 km de lignes haute tension supplémentaires prévues dans le rapport Derdevet, pour permettre la pénétration des énergies renouvelables en Europe, en sont un des effets collatéraux, dans une restructuration du réseau européen à 700 milliards d’euros.

Moralité :
Quantité de technologies du 21° siècle sont sur le point d’éclore. Comment mieux leur barrer la route qu’avec cette politique énergétique de gribouille qui enlève toute visibilité aux investisseurs et à la recherche?
Comment s’asservir mieux encore aux énergies du passé? 

Et à quel coût ! 


dimanche 29 mars 2015

COP21 : Urgence climatique

Environnement : les effets collatéraux de l'intermittence

La Conférence des Parties COP21 2015 doit réunir à Paris les décideurs du monde entier pour convenir des mesures nécessaires face à « l’urgence climatique ».

Des centaines de milliards de dollars sont en jeu pour prétendre « contenir » le réchauffement planétaire sous la limite de 2° d’ici 2100. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est retenue comme moyen privilégié. Le CO2 est désigné principal responsable. Une quantité d’argent public d’une ampleur inédite est programmée.

Le manque de réalisme de la loi sur la transition énergétique

Dans ce dispositif, quelle place raisonnable conférer aux énergies renouvelables intermittentes ? L’évaluation de trois paramètres ne peut être évitée :
- La pertinence de la cible privilégiée retenue, qu’est le parc électrique français, alors qu’il n’émet pas de CO2.
- L’incapacité avérée des énergies intermittentes à réduire, en Allemagne, ces émissions.
- L’ampleur des effets collatéraux du développement de l’intermittence en regard de la projection du système électrique européen dans un avenir incertain, couteux et rétrograde.

 

jeudi 26 mars 2015

Bilan sanitaire et législatif du bruit des éoliennes



Éolien, le dangereux retard de la France

Publié le dans Environnement
Par Jean-Pierre Riou.

Eolienne CC Flickr FredArt
Eolienne CC Flickr FredArt
L’effet sanitaire néfaste du bruit n’est pas une hypothèse, mais un fait avéré. Le bruit tue.
Il représente la 2° cause de mortalité, après le charbon, avec 10 000 décès prématurés, 900 000 nouveaux cas d’hypertension et 43 000 hospitalisations, chaque année, en Europe. (European Environnement Agency, report 10/2014).
Le mécanisme de l’augmentation des accidents cardiovasculaires par le bruit est parfaitement connu, ainsi que la quantification de la relation dose-réponse, notamment à travers des études portant sur la consommation de médicaments en fonction du niveau de bruit. Les manifestations cliniques des effets du bruit nocturne sont abondamment décrites et documentées dans les annexes de « Nightnoise Guidelines for Europe » de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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