Les
promesses n’engagent que ceux qui y croient :
« Si
l’UE souhaite continuer sur la voie d’un développement rapide des énergies renouvelables
actuelles, alors il sera nécessaire de mettre en place des subventions permanentes pour ces technologies et de développer
des marges de capacité plus importantes
pour répondre à l’intermittence. L’UE devra accepter le fait qu’elle n’accueillera
pas d’industries fortement consommatrices d’énergies et que les consommateurs devront faire face à des
factures d’énergie élevées. »
Pourtant, France Energie Eolienne (FEE) vient d’assurer que les
éoliennes permettraient des économies à partir de 2025.
En 2007, la filière professionnelle
évoquait déjà,
devant le Sénat, la contre partie d’un effort supplémentaire de soutien aux
énergies renouvelables qui permettrait des économies au consommateur à partir
de 2015, ou même plus tôt encore, selon l’évolution du marché.
(….-« tablant sur une augmentation régulière des
prix de 5 %, la contribution à la
CSPE s'avère positive jusqu'en 2015. Les consommateurs seront
donc obligés de payer plus cher pour le développement de l'éolien. Ensuite,
la contribution devient négative. Les producteurs éoliens génèrent alors une rente
pour la collectivité »
Mme Nicole Bricq – «
Vous considérez donc que vous atteindrez le point d'équilibre en 2015. »
…. – «
Tel
sera le cas si l'hypothèse d'une augmentation régulière de 5 % du prix se
vérifie. Si les tarifs augmentent plus vite, l'équilibre sera atteint plus tôt.
Si le chiffre réel est inférieur, ce moment sera retardé. En réalité, le point
d'équilibre varie beaucoup en fonction des prix. » )
Dans son
avis
défavorable au tarif d’achat éolien de 2008, la Commission de Régulation
de l’Energie (CRE) ne l’entendait déjà pas de cette oreille et remarquait, en
toute logique, que l’éventualité d’une diminution des charges grâce aux
éoliennes n’est que théorique, puisqu’en cas de coût éolien inférieur au
marché, leurs producteurs vendraient leur électricité éolienne directement au
prix du marché et n’auraient donc aucun intérêt à conserver leur tarif d’achat
devenu inférieur.
La question, bien entendu, ne se sera donc pas posée puisque le cout du
soutien à ces énergies n’a cessé d’augmenter de façon exponentielle depuis la « prophétie »
de 2007. Et ce point d’équilibre annoncé ne fait que s’éloigner, en
raison d’un dérapage sans précédent de la CSPE, (+700% depuis 2007), les énergies
renouvelables représentant plus de 60% de cette taxe depuis 2013, avec
860 millions
d’euros pour le seul tarif d’achat éolien en 2014, soit une aide moyenne
2014 de 100 000 euros pour chacun des 8500 MW éoliens présents sur le
territoire. (moyenne de 8500 MW sur 2014)
(CRE
évolution CSPE)
Mais les plus gros surcouts de l’éolien ne sont pas là,
mais dans les couts collatéraux provoqués par son intermittence. Celle-ci
augmente les fluctuations du cours du marché de gros et favorise son
effondrement, pour le plus grand bénéfice des traders en électricité (voir 45°
seconde de la
vidéo
explicative) et non du consommateur pour lequel le prix de détail s’envole.
Les moyens conventionnels, indispensables à la sécurité d’approvisionnement, devront,
pour cette raison, être subventionnés pour
éviter leur disparition.
De l’argent
public doit être injecté dans
le
mécanisme de capacité, nouvelle bourse d’échanges concernant également le
mécanisme
d’effacement dont l’ objet est de permettre des délestages volontaire quand
l’alimentation n’est pas suffisante et dans lequel le «
retour
des affairistes » est déjà dénoncé.
Des milliers de kilomètres de
lignes supplémentaires et de développement de Smart Grids seront également
nécessaires pour tenter de contenir les risques de ruptures d’approvisionnement
liés au développement des énergies intermittentes.
Il aurait pourtant semblé
logique que la part de ces surcouts liés à l’intermittence soit assumée par ceux
qui les ont provoquée.
De nouveaux traders prennent place entre le producteur et le
consommateur, entre le marché de gros et le prix de détail qui monte d’autant
plus que celui de gros s’effondre.
Bien sûr qu’une éolienne, sans subvention, peut être
rentable quand il y a du vent.
Et c’est
même pour ça que le consommateur doit s’attendre à voir le prix de détail
s’envoler.