mardi 25 février 2014



Vers une Realpolitik énergétique ?

Publié le dans Matières premières et énergie
Par Jean-Pierre Riou.
energie solaire eolienne
En réponse à une question « kleine frage » au Bundestag de décembre dernier, le gouvernement allemand a indiqué les surcoûts liés au développement des énergies renouvelables. Cette réponse a fait l’objet d’une publication par German Energy Bog, reprenant ces chiffres et dont un extrait est reproduit ci-dessous.

Lire l'article dans "CONTREPOINTS" ........

jeudi 13 février 2014



 Consultation publique

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=forum&id_article=298 

jusqu'au 22 février

Contribution de J.P.Riou


"Afin de faciliter les implantations de nouvelles éoliennes, le permis unique rendrait
facultatives des consultations capitales concernant la nature les sites et paysages (Cdnps) ainsi
que celle du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et
technologiques(Coderst).
La suppression de cette obligation est d’autant plus regrettable que les connaissances dans le
domaine des impacts sanitaires des centrales éoliennes souffrent de graves carences, reconnues
en conclusion du rapport de l‘Afsset sur le sujet.(p93) en ces termes: "la plus totale ignorance est
de règle quant à l'existence d'effets de seuil, de validité spectrale, d'application aux bruits
impulsionnels, de validité en fonction de la durée d'exposition, et de limitations diverses, ceci en
dépit des souhaits déjà manifestés dans le passé par la commission Afnor S 30 J (bruits de
l'environnement) ou plus récemment par le Conseil National du Bruit.".


L’appel à experts de l’Anses du 02/12/2013 pour une étude sur l’impact sanitaire des basses
fréquences et infrasons d'origine éolienne semble en être témoin.
Dans plusieurs pays, notamment aux Etats Unis, au Canada et en Australie ont été publiés de
nombreux rapports faisant état de problèmes liés à ces basses fréquences et aux infrasons émis
par les éoliennes.

La jurisprudence européenne reconnait le lien entre les symptômes de la maladie vibroacoustique
(VAD) et la présence d'éoliennes dans le voisinage, notamment la décision  de la Cour Suprême de Justice portugaise N° 2209/08.0TBTVD.L1.S1, du 30 mai 2013, étayée par le
rapport deMariana Alves Pereira sur les basses fréquences, par son jugement qui ordonne l'arrêt
des machines et le dédommagement du plaignant.

Le 21 novembre 2013, le jugement NO. BACV2013-00281 de la Superior Court du Massachusetts
confirmait "l'évidence des troubles physiques et psychologiques irréversibles" liés au
fonctionnement des éoliennes de Falmouth (p3 du memorandum de la décision).  
Dans ce contexte, la Saxe préconise une distance d'1Km minimum des habitations, l'état
de Victoria en Australie 2Km, tandis que la Pologne étudie une proposition de loi imposant 3Km des habitations et des forêts.
Pour la protection des riverains, ces éléments semblent, à l'évidence, requérir un contrôle et une
expertise accrus des autorités sanitaires et non une simplification de la procédure. 

L'accord tacite des organismes consultés devenant la règle dans un délai de 2 mois, les plus
graves dérives sont à redouter.
D'autre part, le Commissariat général  à la stratégie et à la prospective vient de condamner clairement la pertinence du développement éolien en regard des objectifs environnementaux
et des finances publiques. La Cour des Comptes (p64,64), avait déjà stigmatisé l'insuffisance de l'évaluation des coûts de cette politique et son absence de résultats, autant sur le plan
environnemental que sur celui des emploi invoqués. 

En termes d'émissions de CO2, le recours massif au charbon pour sécuriser l'intermittence de la production renouvelable (c.f Real Decreto 134/2010) a rendu stériles les dizaines de milliards
d'euros dépensés par des nations comme l'Espagne ou l'Allemagne.
Ce 10 février, Paolo Scaroni (ENI) décrivait dans " Les Echos" le risque que faisait peser cette
politique énergétique sur la reprise économique en Europe, évoquant le "mea culpa" du
commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger et les "erreurs dramatiques" reconnues par le
super-ministre de l'Energie et vice Chancelier allemand Sigmar Gabriel, qui reconnaissait, en
particulier, qu'il fallait revenir en arrière sur les énergies renouvelables.


Alors que le vice président de la Commission Européenne,  Antonio Tajani, lui même, considère
que cette course chimérique de l'Europe entraîne un "massacre industriel systématique ",
comment ne pas regretter cet effet à retardement de l' art 22 (e) de la directive 2009/28/CE, qui
demande aux états de rendre tous les 2 ans un rapport indiquant leur démarche
dans "l'amélioration des procédures administratives pour supprimer les obstacles
réglementaires et non réglementaires au développement de l'énergie provenant de sources
renouvelables".
Le récif semble désormais identifié, les conséquences de la collision également. Il est
malheureusement trop tard pour espérer que les pilotes aient la possibilité, depuis Bruxelles, de
dévier la route du paquebot Europe qui fonce droit dessus.

En tout état de cause, la hâte des élus locaux d’en percevoir les retombées fiscales ne doit pas
occulter les sommes autrement plus considérables payées par la collectivité pour ce
développement.
Pas plus que les rares emplois créés par la filière concernée ne doivent masquer ceux, bien plus
nombreux, comme l'attestent plusieurs études économiques, qui sont sacrifiés dans les filières
conventionnelles ou détruits par l'impact de cette politique énergétique sur l'économie.(p30)
Pour toutes ces raisons, cet empressement à permettre la "suppression des obstacles
réglementaires et non réglementaires" semble à la fois anachronique, inopportun et dangereux
pour la santé économique du pays."

samedi 1 février 2014





Institut de Recherches Économiques et Fiscales
« Pour la liberté économique et la concurrence fiscale »

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IREF Europe

par Jean Pierre RIOU

La politique énergétique de l’Europe est un échec



La sécurité de l’approvisionnement n’est plus assurée, l’énergie coûtera de plus en plus cher et les émissions de CO2 ne diminueront pas. Ce constat d’échec est fait par Jean Pierre Riou, président de Mont Champot, dont l’IREF reprend l’analyse.

Lire l'article......

lundi 27 janvier 2014

  Nouveau conflit France / Allemagne!

Conflit d'information aux frontières:

L'Allemagne, dans son bilan 2013,  prétend importer massivement notre électricité, alors qu'on vient de nous affirmer le contraire. Problème d'intox, à coup sûr, mais de quel côté de la frontière?

Lire la solution dans "CONTREPOINTS"...

lundi 20 janvier 2014

 

Encore une condamnation des énergies renouvelables

par la Cour des Comptes!


Par Jean-Pierre Riou.

La Cour des Comptes vient de rendre public son rapport sur la mise en œuvre française du « Paquet Énergie Climat.»
Les conclusions de ce rapport jugent sévèrement l’absence de cohérence qui a présidé au développement des énergies intermittentes. De nombreux effets pervers multiplient en effet les coûts de cette politique, tout en  la privant des retombées positives promises.
Surtout, le principe même de ce développement reposerait sur des hypothèses fragiles, tandis que son coût est considérable : « 37 milliards d’euros d’investissements énergétiques chaque année, soutenus par près de 20 milliards € de crédits publics ou liés (tarifs, contribution au service public de l’électricité, prêts bonifiés, etc.), dont 3,6 milliards € de crédits budgétaires d’État. »
 lire la suite dans Contrepoints....

lundi 6 janvier 2014

                                Lettre ouverte 

       à Mme la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé






 Observations sur les suites données aux préconisations de l’Académie de Médecine concertant « Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme, »

                                     

                                                   Madame la Ministre



L’Académie de Médecine, dans son rapport du 14 mars 2006, indiquait que les « risques du fonctionnement des éoliennes sont liés à l'éventualité d'un traumatisme sonore chronique » et demandait, pour cette raison, que soit effectuée « une enquête épidémiologique sur les conséquences sanitaires éventuelles de ce bruit éolien sur les populations, qui seront corrélées avec la distance d'implantation de ces engins… »
Dans l’attente de cette étude, elle préconisait qu‘« à titre conservatoire soit suspendue la construction des éoliennes d'une puissance supérieure à 2,5 MW situées à moins de 1500 mètres des habitations. »
Il convient de signaler que dans les gammes de vent les plus pénalisantes pour les riverains, (plus de 5m/s), les éoliennes de 2MW ont strictement la même puissance acoustique que celles de 2.5MW (Rapport AFSSET p.68).

Or  ces préconisations n’ont pas été retenues........
Lire la suite dans Contrepoints

vendredi 3 janvier 2014

Châteaux en Espagne.

 

Les Echos faisaient part récemment de la fierté de l'Espagne dont les éoliennes battaient des records malgré la crise économique. Les dessous du problème méritaient d'être étudiés et commentés, voilà qui est fait.


L‘Espagne, grâce aux éoliennes, n’aurait elle donc bientôt plus besoin d’importer d’hydrocarbures ni d’uranium?
L’avis défavorable de la CRE (du 30 octobre 2008)(1) sur les tarifs d’achat obligatoire éoliens nous apporte pourtant plusieurs enseignements sur les conséquences du développement éolien.
-En premier lieu, que l’énergie produite contribuera pour un tiers à l’augmentation des exportations et ne bénéficiera donc pas à la population qui l’aura subventionnée.
-En second lieu, en ce qui concerne l’espoir de substitution aux dépendances aux importations d’uranium, que « plus la pénétration de l'éolien s'accroît, plus la production éolienne se substitue à du nucléaire et plus il devient nécessaire, en contrepartie, de développer le parc de centrales thermiques à flamme, mieux adapté aux variations de charge. »
Et en troisième lieu, que ce développement thermique contribuera à une dégradation du bilan environnemental.
En serait il donc autrement pour l’Espagne?
L’analyse de Michel Deshaies, (2)directeur du CERPA de Nancy confirme malheureusement ce constat et accable en ces termes, (p.17.18) le bilan de l’évolution énergétique espagnole, malgré le spectaculaire essor de l’énergie éolienne passé de 427MW en 1997 à 15145MW en 2007:
« Parmi les conséquences de cette évolution du bilan énergétique, il faut souligner d’une part l’accroissement de la dépendance vis-à-vis des importations qui représentaient en 2006 86 % de la consommation (contre 62 % en 1990) ; ce qui fait de l’Espagne l’un des pays européens ayant le taux de dépendance le plus important. L’autre conséquence est l’accroissement considérable des émissions de dioxyde de carbone provenant du système énergétique en raison principalement de l’augmentation de la consommation d’hydrocarbures et secondairement de celle de charbon.
Entre 1990 et 2005 les émissions de dioxyde de carbone de l’Espagne se sont ainsi accrues de 52 % ; ce qui, après Chypre, représente la plus grande augmentation au sein de l’Union européenne (figure 14). Du point de vue de la lutte contre le changement climatique et des objectifs du Protocole de Kyoto ratifié par l’Union européenne, l’Espagne apparaît même comme le plus mauvais élève puisqu’elle est l’État le plus éloigné de son objectif pourtant peu ambitieux qui consistait à contenir l’augmentation de ses émissions à 15 % du total de 1990 (figure 15). »

Malgré les milliards engloutis depuis cette analyse de M.Deshaies, qui ont porté la puissance installée à 23000MW, la production éolienne reste capable de chuter à 0% de la puissance de la totalité du parc (comme le 08 décembre dernier, avec 160MW à 14h).(3)
Selon  « La Tribune» (4), les producteurs de renouvelables auraient reçu, en 2011, 6.4 milliards d’euros de subvention. En février 2012, le gouvernement a décidé, mais un peu tard, de supprimer les subventions à tout nouveau projet. Dans une période si critique pour son économie, il est affligeant de prendre la mesure d’un tel gâchis. 


1 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019918450
2 http://fr.slideshare.net/CERPA_Nancy/confrence-michel-deshaies
3 https://demanda.ree.es/eolica.html
4 http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnem...

Quelques éléments récents ont suivi dans ce 2° commentaire.


Et quitte à insister un peu lourdement il serait dommage de ne pas signaler le «Real Decreto 134/2010 »   qui a pour titre : "Procedimiento de resolución de restricciones por garantia de suministro". Surnommé " Décret Charbon " par diverses associations écologistes. Ce texte incite via des aides économiques à la consommation de charbon autochtone pour garantir la sécurité de la production d'électricité. Voilà comment l’Espagne compte limiter les importations d’hydrocarbure: en brûlant son propre charbon d‘Aragon.
C’est le document très officiel du ministère des affaires étrangères (1) qui nous l’apprend pour expliquer l’augmentation continue du CO2, lié à un recours croissant au charbon du parc électrique espagnol (+82% de 2010 à 2011) malgré une baisse de la demande de 2.1%.
Red Eléctrica de España, sur son propre site indique, pour 2012, une nouvelle augmentation des émissions de CO2 du parc électrique espagnol qui passe de 68.3 millions de tonnes en 2011 à 77.3millions en 2012, soit une accélération de l’effondrement du bilan environnemental par rapport à 2010/2011. (2)
Avec une production électrique deux fois moindre que la production française, l'Espagne parvient ainsi à émettre trois fois plus de CO2, malgré ses éoliennes.

Faut il applaudir ces prouesses éoliennes espagnoles malgré la crise financière que traverse le pays, ou s’interroger sur la responsabilité, dans cette crise, des milliards d’euros d’argent public sacrifiés?
1 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69136.htm
2 http://www.ree.es/en/our-management/key-indicators/environmental/direct-...